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Comment faire pour avoir des collaborateurs heureux ?

  • Patrick Coquart
  • 29 janv. 2016
  • 4 min de lecture
Être heureux au travail. Qui ne le souhaite pas ? Surtout que c’est aussi bon pour la performance. Mais comment faire ? Et si on s’inspirait des recettes qui ont fait leurs preuves auprès des… enfants ?
Etre heureux au travail, c'est simple
Tanith Carey, journaliste britannique, spécialiste des questions parentales, a recensé, dans des études scientifiques et des enquêtes réalisées au Royaume-Uni, ce qui rendait les enfants heureux. Elle en a fait la synthèse dans un article du quotidien The Telegraph, qu’Ophélie Ostermann, dans le magazine Madame Figaro, a bien voulu nous signaler.

Alors, quelles sont ces bonnes pratiques britanniques qui ne doivent pas être bien différentes des françaises ?

Tout d’abord, limiter le temps passé devant les écrans. Ces derniers se sont multipliés dans les foyers ainsi que le temps qui leur est consacré. Mais leur utilisation avant le coucher retarde l’endormissement. Et le manque de sommeil a des conséquences sur l’attention, la concentration, l’humeur, l’ardeur, etc. Solutions : définir un créneau horaire pendant lequel les écrans sont autorisés, déterminer l’heure à laquelle leur utilisation n’est plus permise (au moins une heure avant le coucher), les bannir des chambres. Des conseils qui, soit dit en passant, valent pour les adultes.

Deuxième pratique à recommander : partager les repas. Ce moment permet, en effet, d’échanger, de renforcer les liens familiaux, mais aussi de rassurer les enfants et de leur donner confiance en eux, comme l’a montré une étude de 2013.

Troisième recommandation : leur apprendre à entretenir des amitiés. Selon Tanith Carey, quand on demande à des adolescents ce qui les a rendus heureux lorsqu’ils étaient plus jeunes, la plupart du temps ils citent leurs amitiés. Il est donc important que les parents apprennent à l’enfant qu’il peut choisir ses amis, car cela renforce sa confiance en lui et le prépare à faire face aux conflits relationnels. Avoir des amis renforce aussi l’envie des enfants d’aller à l’école.

Quatrième enseignement : équilibrer sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Les Britanniques sont parmi ceux dont la semaine de travail est la plus longue d’Europe. Fatigués, ils négligent ainsi les moments de partage avec leurs enfants. Pourtant, le temps passé en famille permet à l’enfant de se construire et de se développer correctement. Une étude nord-américaine menée en 2015 a montré « qu’un minimum de 6 heures passées en famille entraînait une baisse de la délinquance chez les ados et une meilleure réussite scolaire ».

Enfin, cinquième et dernière leçon : apprendre à apprécier ce que l’on a. L’enfant heureux n’est pas celui qui est élevé dans un « consumérisme compulsif », c’est celui à qui, tout petit, on a appris à apprécier ce qu’il a déjà.

On pourrait tenter de les appliquer à l’entreprise :

  • il s’agirait alors, tout d’abord, de rendre possible le droit à la déconnexion, comme le préconise le rapport Mettling et tel que l’ont signé les partenaires sociaux du secteur du numérique ;

  • ensuite, ce pourrait être, tout simplement, partager des repas d’équipe de temps en temps ;

  • puis, troisièmement, encourager la collaboration au travail, les attitudes bienveillantes et les moments de convivialité. Régulièrement, des enquêtes montrent que l’ambiance au travail est capitale pour la motivation ;

  • quatrièmement, respecter un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ;

  • et cinquièmement, éviter la jalousie entre collègues, notamment par la mise en place de règles de rémunération variable et de promotion justes, comprises et acceptées de tous. Et veiller à traiter chacun avec égalité, sans laisser de côté ceux qui seraient moins aptes à se mettre en avant.

Mais les bonnes pratiques dégagées par Tanith Carey appliquées à l’entreprise ne concernent pas que les employeurs ou les managers. Les collaborateurs eux-mêmes sont interpellés par toutes ces recommandations qui ne pourront être effectives sans leur participation pleine et entière.

Soulignons que nombre de ces bonnes pratiques tournent toutes plus ou moins autour du partage, de l’échange, des moments passés ensemble.

En novembre 2015, des chercheurs de l’université de Harvard ont révélé les résultats d’une enquête de longue haleine. Il s’agissait, ni plus ni moins, de suivre 724 hommes pendant 75 ans. Démarrée en 1938, l’étude a passé en revue tous les recoins de la vie quotidienne des participants. Son but : trouver la recette du bonheur.

Et alors ? Comme le dit Robert Waldinger, le message principal de l’étude est celui-ci : « les bonnes relations nous rendent plus heureux et en meilleure santé. C'est tout. »

Plus précisément, Waldinger tire trois grandes leçons sur les relations :

  • « la première est que les connexions sociales sont très bonnes pour nous et que la solitude tue. Il s'avère que les personnes qui sont plus connectées socialement à leur famille, leurs amis, leur communauté, sont plus heureux, sont physiquement en meilleure santé, et vivent plus longtemps que ceux qui sont moins bien connectés. » ;

  • « la deuxième leçon que nous avons apprise est que ce n'est pas seulement le nombre d'amis que vous avez, ou que vous soyez ou non engagé dans une relation, mais c'est la qualité de vos relations proches qui comptent. Il s'avère que vivre au milieu du conflit est très mauvais pour notre santé. » ;

  • « et la troisième grande leçon que nous avons retenue, à propos des relations et de notre santé, est que les bonnes relations ne font pas que protéger nos corps, elles protègent nos cerveaux. »

Conclusion : pour avoir des collaborateurs heureux, facilitez l’amitié au travail et laissez leur un peu de temps pour entretenir leurs relations amicales et familiales.

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